Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 11:39

Lorsque que l’on me demandait, il n’y a pas si longtemps la définition de l’ETP, voici ce que je disais :

“ Acquérir des compétences et des moyens dans le but de mieux vivre ma maladie rénale, pour maintenir ou améliorer ma qualité de vie. “

Le temps passant, je me rends compte qu’en fait ce n’est pas une définition de l’ETP, mais un objectif. Cette définition n’est pas un concept.

Alors ce concept quel est il ?

C’est pour moi la rencontre de deux expertises :

- l'Une médicale, scientifique, technique portée par les soignants ;

- l'autre est du ressenti qui est exprimé par les patients.

Le cheminement de ces deux expertises est identique. Les soignants voient évoluer leur expertise au fil du temps à la mesure de leur expérience, de leurs pratiques et de leur formation.

Pour les patients il en va de même ; leur ressenti se modifie, se transforme en bien ou en mal, se module au fur et à mesure des années de présence de la maladie chronique.

Souvent ces 2 expertises ne se rencontrent pas, chacune faisant son chemin parallèlement.

Le concept ETP vise précisément à faire en sorte que ces cheminements parallèles n’en fassent plus qu’un.

Cela demande à ce que les deux experts le veuillent ; c'est-à-dire qu’ils soient dans l’état d’esprit    suivant :

On accepte BIEN ou Mieux

Que ce que l’on comprend BIEN ou Mieux.

 

Ce qui implique :

Que

Celui qui sait EXPLIQUE et PARTAGE

Et que

L’autre COMPRENNE et S’EXPRIME.

(Chacun étant à la fois celui qui sait et l’autre)

 

On est donc bien là dans quelque chose qui, si c’est un acte de soin, ce n’est pas seulement un acte médical comme le rappelait Mme Bachelot lors des 1ères assises du CISS fin août à Marseille :

“ L’éducation thérapeutique a été sacralisée dans la loi HPST. Elle doit permettre de faire entrer dans ces démarches de nouveaux acteurs qui, jusqu’alors, n’y étaient pas associés. En effet, même si les médecins pilotent les équipes d’éducation thérapeutique, il ne s’agit pas seulement d’un acte médical. Les réticences ne se situent pas au niveau de mon administration, mais parfois ailleurs. “

C’est donc quelque chose de plus vaste qui vise à transformer les relations soignants/soignés, mais au-delà soignants/soignants et patients/patients.

 

Cela nécessite donc :

- une remise en cause des pratiques habituelles,

- une approche partagée à la réponse aux besoins des patients,

- une implication collective des différents acteurs,

- une plus grande responsabilisation des patients.

Ce concept là doit conduire à nous faire inverser la tendance à ce que nous concevons comme norme, c'est-à-dire que le malade doit s’adapter à sa maladie, adapter sa vie à sa maladie. S’adapter à sa maladie serait l’accepter comme une fatalité, comme quelque chose auquel on est soumis avec tous les pouvoirs réducteurs de la soumission. C’est le sens du « Vivre avec, ou Vivre autrement ».

La réflexion me conduit aujourd’hui à vouloir inverser les choses c'est-à-dire parvenir, grâce à l’ETP à ce que le malade adapte sa maladie à sa vie, à ses choix et aux exigences de vie au lieu d’y renoncer.

Si j’avais donc à réécrire le point de vue du patient j’écrirais : “Acquérir des compétences et des moyens dans le but de MIEUX VIVRE MA VIE avec ma maladie rénale. “

Michel COULOMB

Par Michel
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 11:25

L'éducation n'est pas une potion que le médecin prescrit, que l'infirmière administre et que le patient ingurgite.L'éducation est une aventure humaine».

SANDRIN-BERTHON
Par Michel
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 21:38

A l’heure où les recommandations officielles posent la nécessité de concevoir les programmes en éducation thérapeutique en partenariat avec les patients et les associations de patients, il me parait opportun d’ouvrir les DU en éducation thérapeutique aux patients-experts en exercice. Outre la conception des programmes, le patient-expert peut et doit être, au même titre que le soignant, un acteur de l’éducation thérapeutique en étant lui-même « éducateur » pour ses pairs.

 C’est dans cette optique que l’université Pierre et Marie Curie a intégré plus de 30% de patients-experts dans sa promotion 2009-2010. Le mixage des publics a été d’un grand intérêt pédagogique et scientifique. Créer des dispositifs où patients-experts et soignants apprennent ensemble est une urgence éducative et universitaire, car c’est dans la rencontre et l’apprentissage mutuel que se créent les cultures éducatives de demain en ce qui concerne l’éducation thérapeutique.

 Concevoir, construire avec les patients des programmes d’éducation thérapeutique passe par la reconnaissance officielle de leur travail aux côtés des soignants. Cette reconnaissance implique aussi l’accès des patients-experts à des formations diplômantes. Or, il existe encore des lieux universitaires où les candidatures de patients-experts sont refusées sans même leur donner le droit de bénéficier d’un entretien de validation des acquis de leur expérience acquise en termes de formation de leurs pairs ou de soignants. 

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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 09:06

S’engager dans une démarche d’éducation thérapeutique avec un patient nécessite, en premier lieu, d’établir une relation partenariale. « L’éducation du patient n’est rien d’autre qu’un projet partagé dans une dynamique progressive d’échanges et d’écoute. C’est l’autre qui sait où il peut aller, nous ne pouvons que l’aider à explorer les voies qu’il peut emprunter. L’action éducative ne peut alors se résumer à la construction de compétences d’un individu, fussent-elles psychosociales, définies à l’avance par des experts. Il s’agit davantage de créer les conditions pratiques d’une entrée en relation entre les professionnels et les personnes concernées, pour les aider à élaborer face aux questions qu’ils se posent, une réponse qui soit la leur. C’est de la rencontre de ces subjectivités qu’une relation éducative peut se construire. » (Lecorps P. Education thérapeutique du patient : la question du sujet. Contact Santé 2008;229:38-40)

Par P. Lecorps
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 22:59
"Fonctions intellectuelles qui se divisent en quatre classes:

1-les fonctions réceptives permettant l'acquisition, le traitement, la classification et l'intégration de l'information;

2-la mémoire et l'apprentissage permettant le stockage et le rappel de l'information;

3-la pensée ou le raisonnement concernant l'organisation et la réorganisation mentales de l'information;

4-les fonctions expressives permettant la communication ou l'action ."

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